Le mineur doit être informé par les personnes ayant l’autorité parentale de son droit à être entendu.

Le juge vérifie l’enfant a bien été informé de son droit.

S’il n’y pas de demande formulée mais que le juge estime que l’audition est nécessaire, il peut l’ordonner de lui-même.

Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas à 13 ans qu’un enfant peut choisir où il veut vivre.

En effet, la loi ne fixe pas l’âge à partir duquel un enfant peut être entendu. Le mineur doit être capable de discernement (sa maturité, son degré de  compréhension, sa capacité à exprimer un avis réfléchi sont des éléments constituant ce discernement).

Ainsi, même s’il ne décide pas, il peut donner son avis, s’exprimer librement sur ses souhaits, ses ressentis et la situation qu’il vit.

J’accompagne les mineurs lors de leur audition par le juge pour que leur parole puisse être entendue.

Je les rencontre systématiquement quelques jours avant l’audition, sans la présence de leur parent, pour faire leur connaissance et qu’un climat de confiance s’instaure.